Chef d’entreprise : vous aussi, vous pouvez vous former !

Des formations adaptées pour les chefs d’entreprise

Le terme qui revient le plus souvent dans le monde professionnel est sans aucun doute la formation des salariés. Très peu de personnes remettent celle des chefs d’entreprise en question. Et pourtant, l’absence de formation peut être la cause de nombreux problèmes. Bien qu’elle soit souvent mal perçue par les dirigeants, elle est donc indispensable. Par ailleurs, la formation des dirigeants bénéficie d’un excellent encadrement : organismes, aides, financement, etc. N’hésitez donc pas à vous informer, et surtout, à vous former !

En tant que chef d’entreprise, il existe de nombreux domaines où vous devez rester formé et à jour : les marchés publics, les changements juridiques, le suivi des tendances du marché, la maîtrise des évolutions techniques, le management des équipes, et bien plus encore. Évitez surtout de voir cette formation comme une contrainte (financement, manque de temps, etc.), mais comme un besoin pour améliorer la compétitivité de votre entreprise.

Quel que soit votre statut (repreneur d’entreprise, travailleur indépendant ou travailleur dirigeant d’entreprise), vous pouvez postuler à une ou plusieurs formations. Pour ce faire, vous devez opter pour des formations et des organes de formation adaptés. Il est aussi important de rechercher des aides ainsi que des financements.

 

Bien choisir sa formation entrepreneur

Vous vous rendrez sûrement compte que le nombre de formations proposées par les organismes privés ou publics est très élevé. Il convient donc de prendre certains critères en compte afin de choisir la formation adéquate. On cite notamment :

  • le type de formation désiré ;
  • votre niveau de connaissances dans le secteur cible ;
  • la durée de la formation ;
  • la fréquence : quotidienne, hebdomadaire, toutes les deux semaines, etc. ;
  • le coût de la formation ;
  • et le lieu.

Bien choisir son organisme de formation

De nombreux organismes proposent des formations : chambres des métiers et de l’artisanat, organismes de formation professionnelle, écoles de commerce, chambres de commerce et d’industrie, universités…

Quelques exemples :

  • les formations de la CCI (chambres de commerce et d’industrie) ;
  • les centres de gestion agréés ;
  • CFCMA (centre de Formation des chambres de métiers et de l’artisanat) ;
  • le site de l’association nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) ;
  • les fédérations et syndicats professionnels.

Le choix de votre organisme de formation dépendra donc de votre secteur d’activité. Vous pourrez par exemple opter pour le CFCMA, si votre secteur d’activité est lié au métier de l’artisanat (plomberie, électricité, serrurerie, etc.).

 

Financer sa formation entrepreneur

Les entrepreneurs disposant d’un statut de TNS (travailleur non salarié) participent nécessairement au financement de leur formation par l’intermédiaire d’un tribut particulier de formation à un organe collecteur. Ces cotisations sont mutualisées et versés par le FAF (fonds d’assurance formation). Il vous est tout à fait possible de savoir de quel FAF votre activité dépend, grâce au code NAF (nomenclature d’activités françaises). Ce dernier vous est remis lors de l’inscription de votre société par l’Insee. Il s’agit d’un code constitué de 4 chiffres et d’une lettre. Sa vocation est surtout statistique, et il permet de déterminer le secteur d’activité principal du travailleur indépendant ou de l’entreprise. Il est utilisé dans certains cas pour identifier la convention collective qui correspond à votre entreprise. En fonction de votre secteur d’activité, il existe plusieurs fonds d’assurance formation :

 

 

  • l’AGEFICE (Association de Gestion et du Financement de la formation des Chefs d’Entreprise), pour les dirigeants non salariés ou conjoint collaborateur des services, du commerce et de l’industrie ;
  • le FAFCEA (Fonds d’Assurance Formation des Chefs d’Entreprise Artisanales), pour les entreprises artisanales. Elle s’adresse au dirigeant non salarié, conjoint collaborateur, conjoint associé et auxiliaire familial ;
  • le FAFPM (Fonds d’Assurance Formation de la Profession Médicale), pour les médecins exerçant à titre libéral. Elle s’adresse au médecin et conjoint collaborateur ;
  • le FIFPL (Fonds Interprofessionnel de Formation des Professionnels Libéraux), pour professions libérales (à l’exception des médecins), non inscrites au Répertoire des Métiers. Elle s’adresse au dirigeant non salarié ;
  • SPP PCM (Section Professionnelle Paritaire Pêche et Cultures Marines), pour les entreprises des secteurs de la pêche, de la conchyliculture et des élevages marins. Elle s’adresse au dirigeant non salarié, conjoint collaborateur, conjoint associé et aide familiale.
  • etc.

 

De quelles aides bénéficier ?

Les professionnels, artisans et commerçants libéraux, jouissent d’un avantage fiscal qui prend la forme d’un crédit d’impôt. Les micro-entreprises sont les seules à ne pas être concernées par ce dispositif. Certaines régions ont par ailleurs élaboré des dispositifs d’aide à destination des dirigeants d’entreprise, dans l’optique de financer une partie de leur formation entrepreneur.

 

 

 

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