3 méthodes de calcul pour évaluer son entreprise

Nous pouvons utiliser plusieurs méthodes pour évaluer la valeur de son entreprise. En général, cette valeur est définie par un mélange de données tangibles et notamment d’éléments comptables, et d’autres aspects plus subjectifs mais néanmoins cruciaux tels que les compétences et l’expérience de l’équipe, le dynamisme du secteur d’activité ou encore le positionnement de l’entreprise sur ce secteur. Vous trouverez ci-dessous les principales caractéristiques de chacune de ces méthodes d’évaluation, sachant que chacune d’entre elles est plus ou moins adaptée à un type d’entreprise.

 

1. La valorisation patrimoniale

La première méthode que l’on peut évoquer lorsqu’il s’agit d’évaluer la valeur de son entreprise est celle de l’évaluation de l’actif net corrigé, aussi appelée valorisation patrimoniale. Cette méthode prend en compte les actifs de la société ainsi que sa rentabilité potentielle, c’est-à-dire des éléments purement comptables, à savoir les immobilisations corporelles, les stocks, les créances clients, ainsi que les liquidités bancaires d’une part, auxquels on soustrait les dettes, et d’autre part la rentabilité potentielle de la société à partir de projections relatives à l’état de la société au moment où l’on fait cette évaluation. Seront également pris en compte dans le calcul le concept de fonds de commerce, aussi appelé goodwill, ou, justement son contraire, le badwill. Ces deux concepts sont calculés en fonction de la rentabilité, selon qu’elle est ou pas inférieur à celle d’un placement sans risque. Si elle est supérieure, on ajoutera à l’actif net d’un montant valorisant la réputation ou le savoir-faire de la société. Si elle est inférieure, la somme sera soustraite de l’actif net. Dans cette méthode de valorisation de société, on constate que les éléments subjectifs relatifs à la réputation de la société ou à son image sont largement pris en compte.

 

2. La valorisation en fonction de la rentabilité

Cette seconde méthode s’appuie uniquement sur l’évaluation par un multiple du résultat – certains s’appuient sur le résultat net, d’autres sur celui exploitation, le bénéfice net ou encore sur la capacité d’autofinancement. Cette donnée est alors multipliée par un coefficient qui est relatif au secteur d’activité. Plus le secteur est considéré comme à risques, plus ce coefficient sera faible. Ainsi, les industries de prototype comme les industries créatives par exemple, le rapport investissement/bénéfices étant particulièrement volatile, donneront lieu à un coefficient faible. A l’inverse, le secteur médical, la grande distribution, les activités comptables et juridiques ou encore l’immobilier, secteurs particulièrement peu risqués, auront un coefficient plus important. Dans cette méthode, le critère subjectif pris en compte est relatif au secteur et non pas à la structure évaluée.

 

3. La valorisation selon les perspectives

Cette dernière méthode permet d’évaluer la valeur d’une société en s’appuyant sur les flux de trésorerie prévisionnels. On estimera alors que la valeur de la société correspond à la somme des flux de trésorerie dégagés dans les cinq ou dix ans à venir. Le flux de trésorerie d’une année est calculée en additionnant le résultat d’exploitation (net d’impôts) et des dotations aux amortissements ainsi qu’aux provisions, et d’y soustraire les amortissement d’exploitation, l’augmentation du besoin en fonds de roulement ainsi que les divers postes d’investissements. Cela dit, la tâche est rendue plus ardue lorsqu’il faut faire cet exercice pour l’année n+5 voire n+7, années sur lesquelles l’anticipation des investissements ou le besoin en fonds de roulement sont difficilement anticipables. C’est une méthode basé sur la durée de pay back. C’est une méthode intéressante pour la compréhension du repreneur de visualiser le prix sous forme d’une durée à l’issue de laquelle il aura « récupéré sa mise.

 

Conclusion

Évaluer la valeur de son entreprise permet notamment d’en définir le prix lorsqu’on souhaite la vendre et d’alimenter son argumentaire avec des chiffres et des perspectives à l’appui. Il faudra être attentif à choisir la méthode de calcul qui correspond le mieux à la nature de son activité. Ainsi, si la valeur de votre entreprise tient entre autre à son historique, à son patrimoine, la première méthode est certainement celle qui lui rendra le plus justice. En revanche, si on parle d’une start-up qui n’est pas forcément encore rentable mais dont on estime qu’elle a un grand potentiel et qu’elle est sur un marché très dynamique comme le sont les énergies renouvelables par exemple, la méthode des flux de trésorerie prévisionnels est plus pertinente.

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